02.02.2007

Suna No Onna - 1964

de Hiroshi Teshigahara
 
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Contexte: Je n'aurais peut-être jamais vu ce film si Nina Louve ne m'en avait pas parlé. En cinéphile qui se respecte je ne pouvais pas rester sans le voir. Quelques jours plus tard (emule et connexion obligent) me voilà devant un bon petit film japonais des années soixantes, un classique dit-on. Quelques recherches entre temps me laissaient sur ma faim, on parle du film comme l'adaptation parfaite d'un roman de l'écrivain existentiel et réputé Kobo Abe( du roman  La femme des sables ou Woman in the dunes). Le film reçut de même un prix spécial du jury à Cannes. A la fin du film je fut agréablement surpris et étonné en me disant que j'ai failli le manquer. Un film donc qui mérite absolument sa place dans ce blog et merci Nina...
 
Contenu: "La femme des sables" raconte l'histoire (fable) d'un entomologiste qui ratant son dernier bus est obligé de s'invité chez une femme vivant seule dans sa maison, tout autour il n'y a que du sable...On commence avec un générique fort déroutant et inquiétant, avec une succession de cartes avec des courbes et une musique qui vous plonge dans l'ambiance dès le départ. Tout de suite après vous voyez apparaitre une forme bizarre, puis des formes variées, vous compredrez ensuite que c'était d'un grain de sable qu'il s'agissait puisqu'une succession de plan vous met à la fin devant une dune de sable. Instinctivement vous pensez à l'être humain, minuscule, négligeable, impuissant devant la société. Là vous comprenez que vous n'êtes pas devant n'importe quel film, le réalisateur provoque le sens du détail chez le spectateur par ses images hautement soignées à l'esthétique différente mais magnifique. "Suna No Onna" ou comment l'envie de liberté chez un homme peut être atténuée faisant évoluer le personnage par différentes étapes rendant sa rédemption inévitable...

27.09.2006

Hable Con Ella - 2002

De Pedro Almodovar
 
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Contexte: Almodovar chroniqueur de la société espagnole est l'un des réalisateurs contemporains les plus remarquables. Almodovar connut le succés international avec le magnifique "Todo sobre mi madre", et difficile de de rebondir suite à un tel succés. Le film que je vous propose fut donc cette passation entre ses oeuvres orientées "femmes" vers d'autres plus abouties ou plutôt de plus grande envergure, plus sensibles et touchants. Je vous conseillerais donc les magnifiques "Todo sobre mi madre", "Carne Tremula" et "Volver" si vous appréciez ce chef d'oeuvre.

Contenu: Ce film d'Almodovar avec tout son lot d'émotions et de sentiments est une expérience que l'on doit vivre absolument. Comme tous les Almodovars le film est basé sur une narration des plus rigoureuse avec un amour et une attention infinies pour ses personnages aussi nevrosés, seuls et fragiles qu'ils soient. C'est un film sur l'amour, la solitude, le dialogue, l'écoute, l'absurde de la vie, l'émotion autour de la beauté, le dialogue avec la mort... Ce film est ponctué par trois évasions lyriques avec deux pièces de Pina Bausch (mythe de la dance contemporaine) et un "cucurrucucu" magnifique interprêté par Gaetano Veloso. Cela sans oublier le petit vice que s'est permis Almodovar avec ce court métrage muet où "l'homme qui retrécit" réalise son fantasme: Hommage à Lang, Griffith et Mureneau maîtres du film muet.

Bonus: Le "cucurrucucu Paloma" de Gaetano Veloso appreciez.