09.09.2007

Sanma No Aji (Le goût du saké) - 1962

de Yasujiro Ozu
 
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    Contexte: Yasujiro Ozu est l'un des plus grands cinéastes asiatiques. Sa filmographie de 54 films de 1927 à 1962 est l'une des plus riches grâce à laquelle il est considéré comme l'un des maîtres de cet art aux côtés de Kurosawa, Mizoguchi et Imamura. Comme dans le néoréalisme italien Ozu essaye à travers ses oeuvres d'établir une critique de la société et la famille japonaise. Mais attention Ozu a suivi cette voie bien avant le mouvement italien, Ozu dit même à ce sujet que les occendentaux ne l'imitèrent pas dans ses oeuvres mais qu'ils le rejoignirent par leur propres moyens. Les 13 films réalisés de 1949 à 1962 sont tous considérés comme des chefs d'oeuvres, je citerai donc un "Tokio Monogatari" (voyage à Tokyo), "Banshun" (printemps tardif), "Bakushu" (été précoce), "Higanban" (fleurs d'équinoxes), "Kohayagawake no aki" (dernier caprice), "Ohayo" (bonjour) et biensûr "Sanma no aji" (le goût de saké) dernière ouvre d'Ozu.
 
    Contenu: Shouhei Hirayama est veuf et vit avec sa fille Michiko. Aucours d'une beuverie avec son vieux professeur Sakurna, ce dernier lui avoue qu'il a gâché la vie et la jeunesse de sa fille qui a passé ses jours à s'occuper de son père. Au début Hirayama est épris d'égoïsme et de peur de la solitude refusant l'idée de marier sa fille et de la libérer de l'emprise paternelle comme le lui a proposé un de ses amis lui proposant de ce fait un prétendant gendre. En voyant la fille de son professur Hirayama se résout enfin à marier sa fille. Petit problème Michiko est amoureuse d'un autre jeune homme lui même fiancé à une autre femme.

09.02.2007

Schizophrenia - 1983

de Gerald Kargl
 
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Contexte: Autre catégorie de films: les films dont leur réalisateur en est à son premier et dernier coup d'essai. Gerald Kargl nous présente là son seul et unique long métrage: "Schizophrenia" connu aussi sous les noms "Angst" et "Fear". Cet unique film est un chef d'oeuvre d'un genre très bien maîtrisé depuis longtemps, le maître Hitchcock avec "Psychose" et Tobe Hooper avec "Massacre à la tronçonneuse". Mais là où Kargl se démarque c'est bien dans la technique et la naturalisté des images et des évènements.
 
Contenu: Le film ne nécessite sûrement qu'un seul visionnage, mais suffisant pour vous marquer à vie. Schizophrenia ne se perd pas dans les clichés et autres "allez on va massacrer trois petits ados boutonneux dans une maison hantée", ni ne se perd dans les habituelles frayeurs des demoiselles en détresse, dans les scènes de crimes Kargl préfère largement analyser le tueur, ses motivations, ses frayeurs, ses états d'ame. Les images et l'action sont d'un naturel et d'un réalisme effrayants qu'une mention à la fin du film qu'aucun n'a été blessé ou n'a subi de troubles me parait indispensable. Mais non Kargle s'en fout, préférant choque le spectateur dans ce qui le dérange le plus. Kargl a utilisé des technique difficiles à mettre en oeuvre à l'image de la Louma (caméra fixée à une grue et commandée à distance) donnant un aspect de survol halluciné. Rappelons aussi que Gaspar Noé est un fan inconditionnel de l'oeuvre et qu'il s'en est inspiré (la scène du sous-terrain, raconter l'enfance du personnage par des clichés et photos...) pour réaliser son "irreversible". Dois-je rappeler que les évènements dont s'est inspiré Kargl pour son film ont bel et bien eu lieu en autriche. Bref un film malsain, virtuose et vraiment effrayant.

14.01.2007

Casualties of war - 1989

de Brian de Palma
 
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Contexte: Bon je n'ai pas choisi le meilleur de Palma, c'est loin d'un Carrie, d'un Blow Out ou d'un Scarface. J'ai voulu en parler parce que dans ce film, un des acteurs nous gratifie d'une performance absolument époustouflante. Sean Penn eclipse même le pauvre Michael J. Fox qui ne sait plus où donner de la tête. La performance de Sean Penn est dans la lignée d'un Dennis Hopper dans "Blue Velvet" de Lynch. Paradoxalement on peut dire que ce film est l'un des films les plus personnels de la filmographie de de Palma.
 
Contenu: Un film sur la guerre et plus particulièrement celle du Viêt-Nam mais qui ne parle ni de guerre ni de Viêt-Nam mais d'un crime, une atrocité, un outrage qu'on peut être amené à faire en temps de guerre, même si la guerre en elle même est le crime ultime.

Virgin Suicides - 1999

de Sofia Coppola
 
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Contexte: Je n'ai encore présenté de film réalisé par une femme, j'ai choisi pour cela l'une des plus talentueuses. Fille de son père Francis Ford, la jeune cinéaste a écrit un scénario inspiré d'une histoire vraie. Qui d'autre que papa pour le produire? Plus sérieusement bien qu'elle fut épaulée par son père Sofia prouve avec son premier coup (de maître) qu'elle a du talent que "Lost in translation", quatre ans plus tard, ne fait que confimer.
 
Contenu: Les Lisbon (un père professeur de maths et une mère très puritaine) élèvent leurs cinq filles et ont apparemment une vie très paisible. Les apparences sont parfois trompeuses l'une de ces cinq beautés blondes se suicide. Commence alors une incompréhension entre parents et les quatre enfants restants sous les yeux de garçons qui se fascinent par ces filles. Le film bénificie d'une très bonne mise en scène (l'un des nombreux points forts), avec une caméra très légère qui filme souvent en intérieur, rendant de ce fait les sorties très significatives pour ces filles cloitrées. Le mystère de l'adolescence est très bien présenté dans ce film avec des incompréhensions, des coups d'humeur, des envies et une musique en apensanteur grâce au groupe AIR. Un petite oeuvre d'art moderne que je conseille vivement à ceux qui ne l'ont pas encore vue. 
 
Un magnifique air de "AIR" pour les nostalgiques: "Playground love"

podcast
 

06.01.2007

Full Metal Jacket - 1987

de Stanley Kubrick
 
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Contexte: La guerre du Viêt-Nam a affecté la société américaine longtemps même après sa fin et tous les grands réalisateurs s'y sont intéressés. Kubrick a mis un peu de temps (7 ans après shining) pour nous présenter sa vision. Full Metal Jacket même s'il fut l'un des derniers vînt tout de suite se classer aux côtés des Voyage au bout de l'enfer, Platoon et surtout Apocalypse Now (on e reparlera) qui ont déjà traité le sujet. C'est loin d'être le meilleur Kubrick mais ***** que c'est bon...

 

Contenu: Commençons par la bande son, qui vous replonge dans les 60's avec

des Rolling Stones déchaînés sur "Paint it Black"

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des Beach Boys toujours aussi toniques sur "Bird"

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et une Nancy Sinatra à voix d'ange sur "These boots are made for walking"...

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Passons maintenant par l'affiche qui arbore un slogan "Born to kill" et un "peace & love", cette dualité est une des spécifications du film qui est scindé en deux parties parfaitement distinctes.

La première partie est un suivi de la préparation militaire de quelques soldats sous la houlette du sergent Hartmann. Vincent d'Onofrio (Baleine) nous offre d'ailleurs une prestation digne des plus grands. Dans cette partie Kubrick se soucie de l'état psychologique de ses personnages à qui on essaie d'enlever tout sentiment. Des personnages qu'on déshumanise un peu comme dans d'Orange mécanique. Les états-unis n'ont pas besoin d'envoyer des hommes à la guerre mais des machines.

Voici un extrait déniché avec Sergent Hartmann en plein travail... chef oui chef :)

 

 

Le nom du film est tiré d'un type de munition typiquement américain, d'ailleurs quand Baleine (Vincent d'Onofrio) tente de se suicider Joker (Mathew Modine) lui demande si ce sont de vraies balles qu'il charge, Baleine répond "7.62 mm, full metal jacket" avec un sourire dont il a le secret.

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Dans la seconde partie du film on retrouve les mêmes soldats sur le terrain de la guerre du Viêt-Nam. Cette partie est très profonde, Kubrick y présente quelques analyses de personnages mais furtivement laissant le spectateur sur sa faim, du grand art et du vrai cinéma qui te colle le cul sur la chaise.

L'humour est aussi présent mais d'une noirceur des plus totales.

En petit bonus voyons ce que chantent des soldats en pleine guerre...


podcast

" We play fair and we work hard
And we're in harmony
M.I.C.K.E.Y. M.O.U.S.E... "

" Forever let us hold our banner high
Boys and girls from far and near
You're welcome as can be
M.I.C.K.E.Y. M.O.U.S.E... "

 

26.12.2006

Nobody Knows - 2004

de Hirokazu Kore-Eda
 
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Contexte: Un sujet épineux ne peut toujours être traité avec objectivité, et c'est là tout l'exploit de Kore-Eda qui nous livre une version nippone de "Remi sans famille". Le sujet est chaud, très chaud même et pour cause Kore-Eda s'est inspiré d'un fait divers connu par "l'affaire des quatre enfants abandonnés de Nishi-Sugamo". Une affaire qui a secoué tout le Japon en 1988, et pis encore c'est devenu un vrai phénomène de société. Ces enfants livrés à eux même... A qui en incombe la faute? Bravo aussi au jeune Yagira Yuya qui a remporté le prix de l'interprétation masculine à Cannes.
 
Contenu: Quatre enfants, tous de pères différents et de la même mère, sont livrés à eux même au coeur de Tokyo. Les évènements s'enchainent avec légèreté malgrè le ressort dramatique de l'histoire. Le point fort du film restera les acteurs qui en sont tous à leur premier rôle au cinema, et c'est peut être là que se fait la différence avec les films du même genre. Toute cette spontanéité apporte la dose de réalisme dont a besoin ce genre de travail. Le second très bon point est que Kore-Eda nous a gratifé d'une mise en scène magistrale, passant d'une bouche qui sourit à une main qui tremble et d'un pied qui trébuche à des yeux en larmes. Mise en scène très poétique et vraie. Si ce film ne vous fait aucun effet alors changez de coeur.

25.12.2006

Dernier film en date

 Réalisé par un anonyme

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Contexte: Un vrai chef d'oeuvre réalisé par un anonyme et interprêté par des acteurs anonymes. Comble de l'anonymité, on nous rapporte que tout ce beau monde préfère rester anonyme.

Contenu: Ce contenu a été jugé comme contenant un contenu illicite par son propre propriétaire qui préfère lui aussi rester anonyme.

22.12.2006

Vol au dessus d'un nid de coucou - 1975

de Milos Forman
 
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Contexte: Que dire d'un film que donne à son réalisateur une notoriété mondiale? Vol au dessus d'un nid de coucou a collé l'étiquette de "réalisateur tchèque surdoué" à Milos Forman. Au passage ce film a raflé la mise aux oscars avec pas moins de cinq consécrations. Milos Forman se retrouve donc après ses tendances de "Nouvelle Vague" sur une autre plage de dimension internationale. Je ne peux non plus passer sous silence la performance de l'un des plus grands acteurs j'ai nommé Jack Nicholson auteur d'une performance le moins que l'on puisse dire époustouflante.
 
Contenu: Le film est une tirade à la joie de quelques patients dans un hôpital psychiatrique. On se prend vite d'amitié avec ces patients tout en suivant les rebellions successives de McMurphy (Jack Nicholson) face aux méthodes musclées des infirmiers et infirmières. A suivre aussi un Danny de Vito des plus marrants...

Ali Zaoua - 2000

 
de Nabil Ayouch
 
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Contexte: Un peu de cinéma arabe, avec un des rares films qui m'ait ému. Nabil Ayouch utilise ce clash entre la réalité et la fiction pour conter une histoire où rêve et misère se donnent la part belle. A la fin de ce film je n'avais qu'une seule question "que sont devenus ces garçons???", ces garçons dont les visages pouvait tout exprimer, de la joie jubilatoire au dégoût le plus total. Un chef d'ouvre à voir de toute urgence et je pèse mes mots.

Contenu: Ali est un garçon des rues qui rêve de devenir marin pour aller à son île aux deux soleils et celà pour avoir tout ce qu'un homme normal devrait avoir: fonder un foyer. Ali rassemble les éléments nécessaires pour réaliser son rêve mais un incident avec la bande de Dib (interprété par l'excellent Said Taghmaoui le seul acteur professionnel du film) vient alors remettre le projet de Ali au statut de projet.

19.09.2006

Dersou Uzala - 1975

D'Akira Kurosawa
 
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Contexte: 1970, Akira Kurosawa , le maître incontesté du cinéma japonais, est sur le declin après l'échec commercial de son premier film en couleur "Dodesukaden". Le génie tente même de se suicider mais heureusement pour le cinéma que sa tentative échoua sinon le monde aurait été privé de ses 3 chefs d'oeuvres suivants j'ai nommé "Dersou Uzala" , "Kagemusha" et "Ran". Même si ce film n'a pas la renommée des 2 suivants , il n'en est pas moins important dans la filmographie du Japonais car grâce aux soviétiques, d'abord pour "Dersou Uzala", et aux américains Coppola et Lucas , ensuite pour "Kagemsusha", que le maître retournait sur la scène plus déterminé que jamais.
 
Contenu: Un géographe russe du nom de Vladimir Arseniev, chargé de prendre des relevés topographiques de la Taïga Sibérienne, rencontre dans la région de l'Oussouri un drôle de petit bonhomme répondant au nom de Dersou Uzala, chasseur Mongol de la tribu des Goldes à qui la Taïga n'a aucun secret. Au fil des évènements, Kurosawa dressera un tableau pittoresque de la nature tout aussi poétique à la manière de Tarkovsky. Kurosawa met en évidence ainsi l'importance du respect de la nature grâce à ce petit bonhomme bourré d'idéaux et de principes, qui survit dans des conditions extrêmes où faune, flaure, lacs, neige et autres obstacles se déchaînent. Un chef d'oeuvre idéal pour faire entrevoir la poésie à quelqu'un qui y est insensible.