13.09.2007

Taxi Driver

de Martin Scorsese
 
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Contexte: Peut-être le meilleur film de tous les temps... Taxi Driver de Martin Scorsese s'inscrit dans la lignée des chefs d'oeuvre du septième art. Palmé en 1976, ce film est techniquement irreprochable et graphiquement sublime, si on ajoute à cela un jeu d'acteurs époustouflant, une psychologie poussée et une musique magnifique on ne peut qu'applaudir une pareille maîtrise et tout simplement admirer... On pourra citer aussi les Raging Bull, Mean Streets et New York New York pour le duo gagnant Scorsese-DeNiro. En plus de De Niro on aura le droit à une Jodie Foster totalement à ses débuts et à un harvey Keitel en maquerau... La totale.
 
Contenu: La première question qui vous trotte à l’esprit après le visionnage de Taxi Driver est “ comment Scorsese a-t-il pu convaincre des producteurs à lui signer un chèque, sachant que leur studio serait aux prises avec une scène de carnage (…), une prostituée de douze ans et un personnage à la psychologie très inconsistante ??? Rien que ça !!! ”. Mais la réponse est simple, ces producteurs ont du nez, ils ont flairé le mythe…
 
 
Bernard Herrmann ouvre le bal avec un générique aussi mystérieux que mystique pour, à la fin, laisser place à une âme qu’en sent esseulée dès la première scène. Il fallait s’en douter c’est un ancien du Viêt-Nam qui veut se mettre à conduire un taxi pour, selon ses dires, trouver un passe temps à ses insomnies quitte à être payé ! 
 
Au premier abord, le personnage a des problèmes d’adaptation. Travis a aussi des problèmes de communication, il ne sait structurer ses pensées qu’en un flot de paroles parfois dénué de sens.  
 
 
Travis à défaut de se sentir mal à l’aise, tente tant bien que mal à s’intégrer et choisit pour cela d’inviter Betsy, une créature de rêve, mais à chaque rencontre il ne peut qu’être lui-même refusant de paraître pour quelqu’un d’autre. Un personnage qui s’autodétruit peu à peu, mais qui se voit renaître aux yeux de son réalisateur, entrant dans une paranoïa indescriptible, voulant à un certain moment devenir un héros, ne se reconnaissant même plus dans un miroir…
 
La volonté de devenir un héros nait de l'incapacité de Travis de faire quelque chose de sa vie, il se rend compte que sa situation de spectateur prend le dessus et qu'il faut qu'il s'affirme, qu'il se prouve à lui même qu'il est vivant...
Le final apocalyptique, très cérebral a lui plus d'un sens...
 
 
Je vais m'arrêter là, il me faudrait bien plus qu'un blog pour pouvoir en parler.

28.01.2007

Short Cuts - 1993

de Robert Altman
 
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Contexte: Robert Altman est décédé recemment (20 novembre 2006) en maître chroniqueur de la société américaine. Après avoir réalisé "Vincent et Théo" en 1990 avec Tim Roth (une petite biographie de Van Gogh), Altman de retour aux states découvre Raymond Carver et ses "nouvelles" (neuf en tout)... Le projet d'un film inspiré de ces nouvelles reste en suspens jusqu'au succés de "the Player" à Cannes. C'est là que Robert Altman met les dernières touches à un genre qui lui tient à coeur: Le Kaléidoscope à multiples personnages. On peut dire que l'expérience d'Altman avec ce genre évolue et la maîtrise de ses films n'en devient que meilleure. Après le "Nashville" de 1975 où on suit pas moins de 24 personnages, "Mariage" qui eut aussi un succés fracassant, "The player" qui rendit sa lueur à l'oeil d'Altman et enfin le chef d'oeuvre absolu du genre "Short Cuts". PS: Merci à Alain Delon d'avoir choisi "4 mariages et 1 enterrement" pour le César du film étranger au détriment de "Short Cuts", on voit bien lequel des deux a plus marqué le cinéma.
 
Contenu: D'après Raymond Carver, "Short Cuts" respecte totalment l'oeuvre et l'inspiration des nouvelles. Neuf nouvelles, neuf couples et un créé par Altman (Tess et Zoe), donc dix couples au total. On les suit à travers une caméra très objective, sans aucun parti pris, ni aucun contexte socio-politico-economique, concise, sensible... Les principes du genre furent définis par Tchekov et appliqués par Carver en littérature puis par Altman au cinéma. Le montage éclaté donne cette dimension d'oeuvre légendaire au film d'Altman.

25.01.2007

Amores Perros - 1999

de Alejandro Gonzales Inarritu
 
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Contexte: Alejandro Gonzales Inarretu, talentueux réalisateur de spots publicitaires, en est là avec son premier coup d'essai pour le grand écran. Le talent se confirme après le film "21 Grammes" et la maîtrise est réelle après l'oeuvre "Babel". Amoureux d'un genre spécial où on combine différents points de vues d'un même évènement, un genre à part dans le cinéma, mais déjà vu direz vous. Oui plusieurs réalisateurs ont déjà utilisé ce procédé (Kurosawa, Tarantino, Mireilles, Altman, Anderson ...) mais pour Inarritu ça en devient presque un art.
 
Contenu: Mexico de nos jours, ou comment un accident de bouleverse différents protagonistes issus de différentes classes sociales. Un mexico, rongé de l'intérieur par le fossé qui sépare les bourgeois des pauvres, est analysé par Inarritu sous forme d'un conte où les chiens ont une grande influence (amores perros=amours chiennes). La violence elle est bien utilisé, mais au contraire de Tarantino, elle n'est pas jouissive, on la méprise, on l'évite, on s'en défend, mais elle est là, toujours présente. Magnifique constat d'une jeunesse désorientée, d'un amour cherché et évité à la fois d'un temps qui change.

12.01.2007

Cris et chuchotement - 1972

d'Ingmar Bergman
 
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Contexte: Je ne peux dire que c'est un blog sur le cinéma sans parler d'un des plus grands, à savoir Ingmar Bergman. Le réalisteur et metteur en scène suédois a consacré sa vie au cinéma et au théatre, celui ci possède en fait une filmographie assez exceptionnelle. Ses films les plus profonds sont pessimistes et tournants autour d'un thème général: "la peur de la solitude". Un des meilleurs exemples est "cris et chuchotements", une de ses oeuvres les plus esthétiques et les plus abouties avec "persona".
 
Contenu: Quatres femmes réunies autour de la mort. Karin et Maria rejoignent leur soeur Agnes très malade et sur le point de mourir. Dans ce château se relaient donc les deux soeurs au chevet de leur soeur malade aidées en celà par Anna la domestique. Quatre femmes, autant d'hommes, un couleur "le rouge", des dialogues poussés, des visages qui dansent, des cris, des chuchotements et surtout un très grand Ingmar Bergman. Le film est très insoutenable, et un simple visionnage peut marquer à vie.

28.12.2006

L'incompris - 1967

de Luigi Comencini
 
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Contexte: Il existe une catégorie de chefs d'oeuvres boudés à leurs sortie. Eh bien l'incompris en est un, il a été incompris en son temps. Ce film a eu droit à une seconde sortie dix ans plus tard. Et là un succès phénoménal l'attendait. Le monde découvrait alors que le cinema italien ne se limite pas à Rossellini, Visconti, Fellini et Pasolini.Il faut dire que la critique de la "belle pensée" était inimaginable en ce temps là...
 
Contenu: Andrea apprend la mort de sa mère par son père alors que son cadet, Milo, doit continuer à croire que sa mère est en vacances... Andrea souffre en silence à cause de la préférence du père pour Milo, malgré que les deux frères soient très liés...Un mélodrame d'une qualité telle que les mots ne peuvent décrire, un tableau psychologique peint par Comencini qui deviendra l'un des peintres les plus sensibles de l'enfance... Fallait me voir avec tous mes mouchoirs à la fin du film.