22.12.2006

Ali Zaoua - 2000

 
de Nabil Ayouch
 
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Contexte: Un peu de cinéma arabe, avec un des rares films qui m'ait ému. Nabil Ayouch utilise ce clash entre la réalité et la fiction pour conter une histoire où rêve et misère se donnent la part belle. A la fin de ce film je n'avais qu'une seule question "que sont devenus ces garçons???", ces garçons dont les visages pouvait tout exprimer, de la joie jubilatoire au dégoût le plus total. Un chef d'ouvre à voir de toute urgence et je pèse mes mots.

Contenu: Ali est un garçon des rues qui rêve de devenir marin pour aller à son île aux deux soleils et celà pour avoir tout ce qu'un homme normal devrait avoir: fonder un foyer. Ali rassemble les éléments nécessaires pour réaliser son rêve mais un incident avec la bande de Dib (interprété par l'excellent Said Taghmaoui le seul acteur professionnel du film) vient alors remettre le projet de Ali au statut de projet.

30.09.2006

The Straight Story - 1999

de David Lynch
 
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Contexte: David Lynch reste l'un des cinéastes les plus inventifs au vu de son oeuvre très "unique". Avec la destruction narrative de "Lost Highway", Lynch réinvente le cinéma en posant de nouvelles règles où on n'a nul besoin de logique ni de cohérence (en a-t-on besoin dans un cauchemar???). Avant "Lost Highway", Lynch nous avait gratifié du succulent "Blue Velvet", film à part et très personnel, où Dennis Hopper joue l'un des plus grands rôle du Cinéma contemporain. Après vint "Mulholland Drive", sorte de mélange entre "Blue Velvet" et "Lost Highway", avec lequel Lynch nous offrit le culte, l'indescriptible et le sommum du mystère donnant à la fin un mélange bien profond (sans oublier entre autres, "Elephant Man", "Eraserhead","Sailor et Lula"...). Lynch est un mystère, ses oeuvres le sont encore plus.
 
Contenu: J'ai voulu vous présenter ce film, "The Straight Story", non pas parce que c'est le meilleur Lynch (loin de moi cette idéé car tout Lynch est une expérience à part et qui se doit d'être vécue), mais parce qu'il est parvenu là à nous surprendre. Stupeur!!! Où est passé le massacre narratif? les mystères donnant la migraine? moi qui suis habitué aux bizarreries indéchiffrables de ce même Lynch. "The Straight Story" est dans son contexte un drame assez classique où un vieu briscard, j'ai nommé "Richard Farnsworth" (qui nous offrait là une performance aussi époustouflante que bouleversante), traverse la campagne américaine au dos de sa tendeuse à gazon pour rejoindre son frère malade. Au premier abord il n'y a pas beaucoup de matière dans cette histoire mais Lynch même sans mystères nous faisait partager ses angoisses (déjà perçues sur ses précédentes oeuvres), et ses plans larges qui se morfondait magnifiquement à la campagne américaine. On se prend d'amitié de ces vieux bonhommes qu'on suit avec tellement de plaisir. Honte aux décideurs du festival de Cannes qui ont décidé de bouder ce chef d'oeuvre.

19.09.2006

Dersou Uzala - 1975

D'Akira Kurosawa
 
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Contexte: 1970, Akira Kurosawa , le maître incontesté du cinéma japonais, est sur le declin après l'échec commercial de son premier film en couleur "Dodesukaden". Le génie tente même de se suicider mais heureusement pour le cinéma que sa tentative échoua sinon le monde aurait été privé de ses 3 chefs d'oeuvres suivants j'ai nommé "Dersou Uzala" , "Kagemusha" et "Ran". Même si ce film n'a pas la renommée des 2 suivants , il n'en est pas moins important dans la filmographie du Japonais car grâce aux soviétiques, d'abord pour "Dersou Uzala", et aux américains Coppola et Lucas , ensuite pour "Kagemsusha", que le maître retournait sur la scène plus déterminé que jamais.
 
Contenu: Un géographe russe du nom de Vladimir Arseniev, chargé de prendre des relevés topographiques de la Taïga Sibérienne, rencontre dans la région de l'Oussouri un drôle de petit bonhomme répondant au nom de Dersou Uzala, chasseur Mongol de la tribu des Goldes à qui la Taïga n'a aucun secret. Au fil des évènements, Kurosawa dressera un tableau pittoresque de la nature tout aussi poétique à la manière de Tarkovsky. Kurosawa met en évidence ainsi l'importance du respect de la nature grâce à ce petit bonhomme bourré d'idéaux et de principes, qui survit dans des conditions extrêmes où faune, flaure, lacs, neige et autres obstacles se déchaînent. Un chef d'oeuvre idéal pour faire entrevoir la poésie à quelqu'un qui y est insensible.

18.09.2006

Festen ( fête de famille )- 1998

De Tomas Vinterberg
 
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Contexte: Tout a commencé avec le Dogme Danois qui est une charte écrite en 1995 par 4 réalisateurs, dont Lars Von Trier et Tomas Vinterberg, pour donner un nouveau souffle au cinéma ou du moins pour donner un autre souffle que celui du cinéma Hollywoodien. Ce  voeu de chasteté consistait en 10 règles de base, pas de lumière artificielle, pas de son extérieur aux prises, caméra à l'épaule , pas de décors artificiels... Donc de créer un film dénué de tout effet. Le premier film qui respecta scrupuleusement ces règles du dogme fut "Les idiots" de Lars Von Trier et le second n'est autre que "Festen". Ce Dogme eut l'effet escompté et donna une bouffée d'oxygène au cinéma scandinave en général qui depuis Ingmar Bergman sombra dans le chaos total et qui maintenant bouscoule les plus grandes nations du cinéma.
 
Contenu: Vinterberg, après avoir vu son ainé s'intier au Dogme avec "Les idiots", présenta en 1998 un mélodrame qui se classa illico presto dans le genre du film d'auteur. Le spectateur est confronté à une analyse de l'hypocrisie, de l'inceste et de situations rocombolesques au sein d'une même famille réunie au départ pour une simple fête de famille (d'où le titre). Le spectateur, en plus de ce remue (pas ménage mais) méninges, devra se faire à cette image granuleuse, floue, et à ce cadrage approximatif, maîtrisé et incohérent. Bref une expérience cinématographique impréssionnante et qui dérange.