de Yasujiro Ozu
Contexte: Yasujiro Ozu est l'un des plus grands cinéastes asiatiques. Sa filmographie de 54 films de 1927 à 1962 est l'une des plus riches grâce à laquelle il est considéré comme l'un des maîtres de cet art aux côtés de Kurosawa, Mizoguchi et Imamura. Comme dans le néoréalisme italien Ozu essaye à travers ses oeuvres d'établir une critique de la société et la famille japonaise. Mais attention Ozu a suivi cette voie bien avant le mouvement italien, Ozu dit même à ce sujet que les occendentaux ne l'imitèrent pas dans ses oeuvres mais qu'ils le rejoignirent par leur propres moyens. Les 13 films réalisés de 1949 à 1962 sont tous considérés comme des chefs d'oeuvres, je citerai donc un "Tokio Monogatari" (voyage à Tokyo), "Banshun" (printemps tardif), "Bakushu" (été précoce), "Higanban" (fleurs d'équinoxes), "Kohayagawake no aki" (dernier caprice), "Ohayo" (bonjour) et biensûr "Sanma no aji" (le goût de saké) dernière ouvre d'Ozu.
Contenu: Shouhei Hirayama est veuf et vit avec sa fille Michiko. Aucours d'une beuverie avec son vieux professeur Sakurna, ce dernier lui avoue qu'il a gâché la vie et la jeunesse de sa fille qui a passé ses jours à s'occuper de son père. Au début Hirayama est épris d'égoïsme et de peur de la solitude refusant l'idée de marier sa fille et de la libérer de l'emprise paternelle comme le lui a proposé un de ses amis lui proposant de ce fait un prétendant gendre. En voyant la fille de son professur Hirayama se résout enfin à marier sa fille. Petit problème Michiko est amoureuse d'un autre jeune homme lui même fiancé à une autre femme.
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