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09.02.2007

Schizophrenia - 1983

de Gerald Kargl
 
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Contexte: Autre catégorie de films: les films dont leur réalisateur en est à son premier et dernier coup d'essai. Gerald Kargl nous présente là son seul et unique long métrage: "Schizophrenia" connu aussi sous les noms "Angst" et "Fear". Cet unique film est un chef d'oeuvre d'un genre très bien maîtrisé depuis longtemps, le maître Hitchcock avec "Psychose" et Tobe Hooper avec "Massacre à la tronçonneuse". Mais là où Kargl se démarque c'est bien dans la technique et la naturalisté des images et des évènements.
 
Contenu: Le film ne nécessite sûrement qu'un seul visionnage, mais suffisant pour vous marquer à vie. Schizophrenia ne se perd pas dans les clichés et autres "allez on va massacrer trois petits ados boutonneux dans une maison hantée", ni ne se perd dans les habituelles frayeurs des demoiselles en détresse, dans les scènes de crimes Kargl préfère largement analyser le tueur, ses motivations, ses frayeurs, ses états d'ame. Les images et l'action sont d'un naturel et d'un réalisme effrayants qu'une mention à la fin du film qu'aucun n'a été blessé ou n'a subi de troubles me parait indispensable. Mais non Kargle s'en fout, préférant choque le spectateur dans ce qui le dérange le plus. Kargl a utilisé des technique difficiles à mettre en oeuvre à l'image de la Louma (caméra fixée à une grue et commandée à distance) donnant un aspect de survol halluciné. Rappelons aussi que Gaspar Noé est un fan inconditionnel de l'oeuvre et qu'il s'en est inspiré (la scène du sous-terrain, raconter l'enfance du personnage par des clichés et photos...) pour réaliser son "irreversible". Dois-je rappeler que les évènements dont s'est inspiré Kargl pour son film ont bel et bien eu lieu en autriche. Bref un film malsain, virtuose et vraiment effrayant.

02.02.2007

Suna No Onna - 1964

de Hiroshi Teshigahara
 
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Contexte: Je n'aurais peut-être jamais vu ce film si Nina Louve ne m'en avait pas parlé. En cinéphile qui se respecte je ne pouvais pas rester sans le voir. Quelques jours plus tard (emule et connexion obligent) me voilà devant un bon petit film japonais des années soixantes, un classique dit-on. Quelques recherches entre temps me laissaient sur ma faim, on parle du film comme l'adaptation parfaite d'un roman de l'écrivain existentiel et réputé Kobo Abe( du roman  La femme des sables ou Woman in the dunes). Le film reçut de même un prix spécial du jury à Cannes. A la fin du film je fut agréablement surpris et étonné en me disant que j'ai failli le manquer. Un film donc qui mérite absolument sa place dans ce blog et merci Nina...
 
Contenu: "La femme des sables" raconte l'histoire (fable) d'un entomologiste qui ratant son dernier bus est obligé de s'invité chez une femme vivant seule dans sa maison, tout autour il n'y a que du sable...On commence avec un générique fort déroutant et inquiétant, avec une succession de cartes avec des courbes et une musique qui vous plonge dans l'ambiance dès le départ. Tout de suite après vous voyez apparaitre une forme bizarre, puis des formes variées, vous compredrez ensuite que c'était d'un grain de sable qu'il s'agissait puisqu'une succession de plan vous met à la fin devant une dune de sable. Instinctivement vous pensez à l'être humain, minuscule, négligeable, impuissant devant la société. Là vous comprenez que vous n'êtes pas devant n'importe quel film, le réalisateur provoque le sens du détail chez le spectateur par ses images hautement soignées à l'esthétique différente mais magnifique. "Suna No Onna" ou comment l'envie de liberté chez un homme peut être atténuée faisant évoluer le personnage par différentes étapes rendant sa rédemption inévitable...