29.01.2007

Delicatessen - 1991

de Jean Pierre Jeunet et Marc Caro
 
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Contexte: Deux longs métrages ont été l'ouevre de la collaboration du duo Jeunet-Caro. Le premier fut "Delicatessen" et le second "La cité des enfants perdus". Toutes deux sont des oeuvres où l'esprit imaginaire est combiné avec le burlesque pour donner deux petits chef d'oeuvres aux nombreuses références dont "Brazil" de Gilliam et "Le docteur Mabuse" de Fritz Lang, où on sent bien l'apport d'imagination (Caro vient de l'univers de la BD) et la maîtrise filmique (Jeunet vient de l'univers de la publicité). "La cité des enfants perdus" fut aussi la dernière collaboration du duo , du moins sur un long métrage... Jeunet a aussi réalisé "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain", passant donc des burlesques "Delicatessen" et "La cité des enfants perdus", au légendaire "Alien Resurrection" pour arriver à l'ambiance rose bonbon d'"Amélie" film dont la maîtrise, le récit et la beauté sont des références du genre. Dernier film en date de Jeunet "Un long dimanche de fiançaille", moi habitué des films sortant de l'ordinaire de Jeunet fut le premier surpris par ce film.
 
Contenu: Le film commence avec le générique le plus ingénieux qu'il m'ait été donné de voir, avec un thème particulier pour chacune des fonction de l'équipe. Une petite oeuvre d'art que ce générique. Commence ensuite le film, un immeuble dans un terrain vague, tout en bas une enseigne "Delicatessen" avec un petit (gros?) porc. Le boucher (propriétaire de l'immeuble) procure à ses locataires de la viande,  étrangement quelqu'un disparait en même temps. c'est alors qu'arrive un ancien Clown qui devient l'homme à tout faire de l'immeuble... Les temps sont difficiles, et l'impression d'un monde futuriste, apocalyptique, étrange, étonnant et burlesque est très bien portée à l'écran par le duo Jeunet-Caro. Un histoire qui se passe sous le regard de deux enfant de sept ans (Jeunet et Caro sont restés des enfants de sept ans? En tout cas pour ce film ils ont eu l'imagination des enfants de cet age, et pour le suivant aussi).

28.01.2007

Short Cuts - 1993

de Robert Altman
 
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Contexte: Robert Altman est décédé recemment (20 novembre 2006) en maître chroniqueur de la société américaine. Après avoir réalisé "Vincent et Théo" en 1990 avec Tim Roth (une petite biographie de Van Gogh), Altman de retour aux states découvre Raymond Carver et ses "nouvelles" (neuf en tout)... Le projet d'un film inspiré de ces nouvelles reste en suspens jusqu'au succés de "the Player" à Cannes. C'est là que Robert Altman met les dernières touches à un genre qui lui tient à coeur: Le Kaléidoscope à multiples personnages. On peut dire que l'expérience d'Altman avec ce genre évolue et la maîtrise de ses films n'en devient que meilleure. Après le "Nashville" de 1975 où on suit pas moins de 24 personnages, "Mariage" qui eut aussi un succés fracassant, "The player" qui rendit sa lueur à l'oeil d'Altman et enfin le chef d'oeuvre absolu du genre "Short Cuts". PS: Merci à Alain Delon d'avoir choisi "4 mariages et 1 enterrement" pour le César du film étranger au détriment de "Short Cuts", on voit bien lequel des deux a plus marqué le cinéma.
 
Contenu: D'après Raymond Carver, "Short Cuts" respecte totalment l'oeuvre et l'inspiration des nouvelles. Neuf nouvelles, neuf couples et un créé par Altman (Tess et Zoe), donc dix couples au total. On les suit à travers une caméra très objective, sans aucun parti pris, ni aucun contexte socio-politico-economique, concise, sensible... Les principes du genre furent définis par Tchekov et appliqués par Carver en littérature puis par Altman au cinéma. Le montage éclaté donne cette dimension d'oeuvre légendaire au film d'Altman.

25.01.2007

Amores Perros - 1999

de Alejandro Gonzales Inarritu
 
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Contexte: Alejandro Gonzales Inarretu, talentueux réalisateur de spots publicitaires, en est là avec son premier coup d'essai pour le grand écran. Le talent se confirme après le film "21 Grammes" et la maîtrise est réelle après l'oeuvre "Babel". Amoureux d'un genre spécial où on combine différents points de vues d'un même évènement, un genre à part dans le cinéma, mais déjà vu direz vous. Oui plusieurs réalisateurs ont déjà utilisé ce procédé (Kurosawa, Tarantino, Mireilles, Altman, Anderson ...) mais pour Inarritu ça en devient presque un art.
 
Contenu: Mexico de nos jours, ou comment un accident de bouleverse différents protagonistes issus de différentes classes sociales. Un mexico, rongé de l'intérieur par le fossé qui sépare les bourgeois des pauvres, est analysé par Inarritu sous forme d'un conte où les chiens ont une grande influence (amores perros=amours chiennes). La violence elle est bien utilisé, mais au contraire de Tarantino, elle n'est pas jouissive, on la méprise, on l'évite, on s'en défend, mais elle est là, toujours présente. Magnifique constat d'une jeunesse désorientée, d'un amour cherché et évité à la fois d'un temps qui change.

Dans la peau de John Malkovich - 1999

de Spike Jonze
 
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Contexte: Vous en avez marre de voir un film conçu pour des êtres normaux? Allons-y donc pour quelque chose qui sort de l'ordinaire. Charlie Koffmann est le scénariste de ce petit bijou et de "Eternal sunshine of the spotless mind", deux scénarios, inventifs, droles et ingénieux que je conseille.
Le film s'appelle donc "dans la peau de John Malkovich", je sais que quelques uns pensent tenir le bout d'un film classique avec une biographie consacrée à l'acteur du même nom. Permettez moi de vous dire que vous vous plantez, oui le film n'a de malkovich que le nom et que l'acteur du même nom y joue son propre rôle mais celui-ci ne tient pas le rôle principal à lui tout seul et que le film aurait pu s'appeler "dans la peau de n'importe quel autre"... Je sais ça commence à devenir lourd et incompréhensible donc j'arrête, place au contenu.
 
Contenu: Craig est un marionnettiste mais trouve des difficultés pour vivre de son art. Sous la pression de sa femme, va trouver un job excitant comme archiviste, où il pourra enfin s'épanouir en classant des dossiers. Il va donc travailler au septième étage et demi dans un building. Oui le septième étage et demi, un étage qui se trouve entre le septième et le huitième (un peu de maths les gars). C'est demi étage où tout le monde travaille heureux avec une petite contrainte de se plier un peu (biensur direz-vous puisque c'est un demi étage CQFD). Bref venons en fait, un jour notre Craig, par le plus grand des hasards, découvre une trappe "secrète" cachant un tunnel "secret". En empruntant ce chemin il se retrouve pour 15 minutes dans la peau de John Malovich!!!
 

18.01.2007

Metropolis - 1927

de Fritz Lang
 
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Contexte: Suivant le courant expressionniste de l'allemagne des années 20, Metropolis est dans la lignée des films qui ont suscité les critiques, les commentaires et autres débats. En faisant des recherches, je suis tombé sur un article disant qu'Hitler et Gobbels avaient pour film de chevet le 'Metropolis' de Fritz Lang et qui'ils y ont peut-être puisé l'idée de 'la solution finale'. Eh bien oui, ça ne peut être que ça, mais de là à dire que c'est un film Nazi, non, oui... euh je ne sais pas trop (ça reste aussi à débattre)... Hitler aurait  même proposé à Fritz Lang le poste de directeur de la production cinématographique du Reich, mais Lang s'enfouit à Paris (pourquoi? parce que sa mère était juive... Malin le Fritz). Le comble c'est que sa femme (Théa Von Horbou), elle, adhère au parti Nazi, et tenez vous bien, Théa est la scénariste de Metropolis. Là on peut affirmer la manipulation du scénario, d'un compromis entre classes sociales à une collaboration entre classes sociales (politique oblige). Oui je sais, c'est un peu compliqué tout ça.
 
Contenu: Metropolis est une mégalopole Hightech, qui puise sa puissance et sa luxure de ses travailleurs qui habitent dans la ville basse et ce pour offrir le confort aux habitants de la ville haute (les dirigeants de la ville). La belle Marie habitant la ville basse tente de faire connaître la ville haute aux enfants des "travailleurs", c'est là que Freder, le fils de Joh Fredersen dirigeant de Metrpolis découvre les conditions extrêmes dans les quelles vivent et travaillent les "travailleurs".
 
Après que les oeuvres expressionnistes eurent fini de terroriser la population allemande avec les monstres démoniaques, Metropolis vient traiter le sujet du mal moderne, trouvant ainsi un autre moyen bien plus profond de toucher la sensibilté et l'intellect des spectateurs allemands.
 
Fritz Lang puise de sa formation d'architecte les plus beaux décors, aussi fabuleux que gigantesques, de Metropolis. La mise en scène elle aussi est magistrale avec des démarches hallucinés des travailleurs et des acteurs très convaincants.
 
Reste à dire que ce film est une véritable mine que qui ne s'épuise pas, d'où les réalisateurs qui suivèrent puisaient leurs idées. Quelques influences sont donc à noter.
 
"Modern Times" de Chaplin pour la condition des travailleurs.
"Star Wars" de Lucas, rappelez vous de C-3PO qui est la copie conforme de l'androïde de Metropolis.
"Alphaville" de Godard ou la ville de la technologie.
"Dark City" de Proyas ou comment mélanger du Kafka à du Metropolis.
"Pink Floyd" de Parker où la machine qui broye les enfants est inspirée de celle de Metropolis.
"Gattaca" de Nicol qui traite du clonage.
 
et encore plein d'autres mais aussi des mangas et films d'animation comme "Ghost in the Shell", "Metropolis".

16.01.2007

Le Cabinet du docteur Caligari - 1920

de Robert Wiene
 
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Contexte: Retournons un peu en arrière, plus exactement en 1912. Kandinsky, Klee et Marc forment le groupe du 'cavalier bleu' et ce fut la naissance d'un mouvement expressionniste qui marqua le théatre, la peinture et la littérature allemande. Ce mouvement fut une orientation vers l'art décalé et révolté et une déformation caricaturale de le réalité. Quelques années après l'humiliation allemande lors de la première guerre mondiale, le mouvement prit de l'ampleur touchant ainsi le cinéma d'un pays en crise, socialement perdu et politiquement instable. La première oeuvre expressionniste fût 'le cabinet du docteur Caligari', d'autres oeuvres ont suivi ensuite et le cinéma expressionniste existe encore de nos jours (clin d'oeil aux amateurs de Tim Burton mais d'autres grands s'y sont intéressé).
 
D'autres oeuvres que je conseille (allemandes biensûr):
M le maudit (Fritz Lang )
Faust (F.W Murnau)
Nosferatu (F.W Murnau)
Metropolis (Fritz Lang)
 
Contenu: Le docteur Caligari tient un stand dans une fête foraine pour présenter son somnambule qui prédit l'avenir, c'est alors que commence une vague de meurtres mystérieux.'Le cabinet du docteur Caligari' est l'oeuvre expressionniste par excellence avec ses décors à la géometrie instable, ses personnages sortis tout droit de l'enfer et aux traits hautement caricaturés, sa luminosité très contrastée utilisant beaucoup d'ombres et surtout avec son ambiance démoniaque. Bien que ce film soit avant-gardiste, son intrigue elle reste très bien travaillée avec plusieurs bouleversements dans le scénario (bien qu'étant muet). C'est grâce à ces oeuvres que j'aime le cinéma, des oeuvres qui font du cinéma un art.

14.01.2007

Casualties of war - 1989

de Brian de Palma
 
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Contexte: Bon je n'ai pas choisi le meilleur de Palma, c'est loin d'un Carrie, d'un Blow Out ou d'un Scarface. J'ai voulu en parler parce que dans ce film, un des acteurs nous gratifie d'une performance absolument époustouflante. Sean Penn eclipse même le pauvre Michael J. Fox qui ne sait plus où donner de la tête. La performance de Sean Penn est dans la lignée d'un Dennis Hopper dans "Blue Velvet" de Lynch. Paradoxalement on peut dire que ce film est l'un des films les plus personnels de la filmographie de de Palma.
 
Contenu: Un film sur la guerre et plus particulièrement celle du Viêt-Nam mais qui ne parle ni de guerre ni de Viêt-Nam mais d'un crime, une atrocité, un outrage qu'on peut être amené à faire en temps de guerre, même si la guerre en elle même est le crime ultime.

Virgin Suicides - 1999

de Sofia Coppola
 
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Contexte: Je n'ai encore présenté de film réalisé par une femme, j'ai choisi pour cela l'une des plus talentueuses. Fille de son père Francis Ford, la jeune cinéaste a écrit un scénario inspiré d'une histoire vraie. Qui d'autre que papa pour le produire? Plus sérieusement bien qu'elle fut épaulée par son père Sofia prouve avec son premier coup (de maître) qu'elle a du talent que "Lost in translation", quatre ans plus tard, ne fait que confimer.
 
Contenu: Les Lisbon (un père professeur de maths et une mère très puritaine) élèvent leurs cinq filles et ont apparemment une vie très paisible. Les apparences sont parfois trompeuses l'une de ces cinq beautés blondes se suicide. Commence alors une incompréhension entre parents et les quatre enfants restants sous les yeux de garçons qui se fascinent par ces filles. Le film bénificie d'une très bonne mise en scène (l'un des nombreux points forts), avec une caméra très légère qui filme souvent en intérieur, rendant de ce fait les sorties très significatives pour ces filles cloitrées. Le mystère de l'adolescence est très bien présenté dans ce film avec des incompréhensions, des coups d'humeur, des envies et une musique en apensanteur grâce au groupe AIR. Un petite oeuvre d'art moderne que je conseille vivement à ceux qui ne l'ont pas encore vue. 
 
Un magnifique air de "AIR" pour les nostalgiques: "Playground love"

podcast
 

12.01.2007

Cris et chuchotement - 1972

d'Ingmar Bergman
 
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Contexte: Je ne peux dire que c'est un blog sur le cinéma sans parler d'un des plus grands, à savoir Ingmar Bergman. Le réalisteur et metteur en scène suédois a consacré sa vie au cinéma et au théatre, celui ci possède en fait une filmographie assez exceptionnelle. Ses films les plus profonds sont pessimistes et tournants autour d'un thème général: "la peur de la solitude". Un des meilleurs exemples est "cris et chuchotements", une de ses oeuvres les plus esthétiques et les plus abouties avec "persona".
 
Contenu: Quatres femmes réunies autour de la mort. Karin et Maria rejoignent leur soeur Agnes très malade et sur le point de mourir. Dans ce château se relaient donc les deux soeurs au chevet de leur soeur malade aidées en celà par Anna la domestique. Quatre femmes, autant d'hommes, un couleur "le rouge", des dialogues poussés, des visages qui dansent, des cris, des chuchotements et surtout un très grand Ingmar Bergman. Le film est très insoutenable, et un simple visionnage peut marquer à vie.

06.01.2007

Full Metal Jacket - 1987

de Stanley Kubrick
 
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Contexte: La guerre du Viêt-Nam a affecté la société américaine longtemps même après sa fin et tous les grands réalisateurs s'y sont intéressés. Kubrick a mis un peu de temps (7 ans après shining) pour nous présenter sa vision. Full Metal Jacket même s'il fut l'un des derniers vînt tout de suite se classer aux côtés des Voyage au bout de l'enfer, Platoon et surtout Apocalypse Now (on e reparlera) qui ont déjà traité le sujet. C'est loin d'être le meilleur Kubrick mais ***** que c'est bon...

 

Contenu: Commençons par la bande son, qui vous replonge dans les 60's avec

des Rolling Stones déchaînés sur "Paint it Black"

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des Beach Boys toujours aussi toniques sur "Bird"

 podcast

et une Nancy Sinatra à voix d'ange sur "These boots are made for walking"...

 podcast

Passons maintenant par l'affiche qui arbore un slogan "Born to kill" et un "peace & love", cette dualité est une des spécifications du film qui est scindé en deux parties parfaitement distinctes.

La première partie est un suivi de la préparation militaire de quelques soldats sous la houlette du sergent Hartmann. Vincent d'Onofrio (Baleine) nous offre d'ailleurs une prestation digne des plus grands. Dans cette partie Kubrick se soucie de l'état psychologique de ses personnages à qui on essaie d'enlever tout sentiment. Des personnages qu'on déshumanise un peu comme dans d'Orange mécanique. Les états-unis n'ont pas besoin d'envoyer des hommes à la guerre mais des machines.

Voici un extrait déniché avec Sergent Hartmann en plein travail... chef oui chef :)

 

 

Le nom du film est tiré d'un type de munition typiquement américain, d'ailleurs quand Baleine (Vincent d'Onofrio) tente de se suicider Joker (Mathew Modine) lui demande si ce sont de vraies balles qu'il charge, Baleine répond "7.62 mm, full metal jacket" avec un sourire dont il a le secret.

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Dans la seconde partie du film on retrouve les mêmes soldats sur le terrain de la guerre du Viêt-Nam. Cette partie est très profonde, Kubrick y présente quelques analyses de personnages mais furtivement laissant le spectateur sur sa faim, du grand art et du vrai cinéma qui te colle le cul sur la chaise.

L'humour est aussi présent mais d'une noirceur des plus totales.

En petit bonus voyons ce que chantent des soldats en pleine guerre...


podcast

" We play fair and we work hard
And we're in harmony
M.I.C.K.E.Y. M.O.U.S.E... "

" Forever let us hold our banner high
Boys and girls from far and near
You're welcome as can be
M.I.C.K.E.Y. M.O.U.S.E... "

 

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