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31.12.2006

Brazil - 1985

de Terry Gilliam
 
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Contexte: Un autre film incompris à son époque, même de nos jours il le reste... Terry Gilliam est un monstre de la comédie et de l'humour noir anglais (malgrè qu'il soit américain!!!) et qui nous a gratifié avec l'aide de sa bande des trois Monty Python, trois oeuvres complètement baroques, hors du temps et de l'espace et totalement hilarantes. Après coup Gilliam se lança dans une carrière solo en préconisant le cinéma à recherche plûtot que le blockbuster... Résultat en 1985 un chef d'oeuvre qui provoqua moultes réactions de la part de ses producteurs, notammant concernant la fin du film qui n'est pas assez Hollywoodienne de leur point de vue (et puis quoi encore???). Le film sera sorti sous trois version différentes, je vous conseille biensûr celle que Gilliam a défendu becs et ongles... Rappelons juste que Gilliam réalisera par la suite "L'armée des douze singes" et "Las Vegas Parano"...

Contenu: Le monde décrit dans Brazil est en relation très étroite avec les mondes de l'auteur Franz Kafka, avec des personnages suffoquants au sein d'une société bureaucratique très tentaculeuse... Les personnages sont assez bien dépeints et les relations qu'ils entretiennent sont des plus complexes (un de Niro dans tous ses états qu'on voit à peine 15 minutes à l'écran!!!). Les plans sont composés comme des tableaux proches de la créativité de Salvador Dali, le regard est aussi très proche des cinéastes expressionnistes de l'époque. Gilliam aussi fait des hommages à Kurosawa, Hitchcock ou même le Metropolis de Fritz Lang. Gilliam interpelle aussi quelques préoccupations métaphysiques comme l'effet des rêves dans la vie réelle ou l'effet de la vie réelle dans les rêves ou même la rédemption des hommes qui n'en sont plus et qui deviennent des automates... La dernière question traitée est "faut-il suivre ses rêves?", la réponse est dans le film à chacun de la comprendre à sa façon...

28.12.2006

L'incompris - 1967

de Luigi Comencini
 
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Contexte: Il existe une catégorie de chefs d'oeuvres boudés à leurs sortie. Eh bien l'incompris en est un, il a été incompris en son temps. Ce film a eu droit à une seconde sortie dix ans plus tard. Et là un succès phénoménal l'attendait. Le monde découvrait alors que le cinema italien ne se limite pas à Rossellini, Visconti, Fellini et Pasolini.Il faut dire que la critique de la "belle pensée" était inimaginable en ce temps là...
 
Contenu: Andrea apprend la mort de sa mère par son père alors que son cadet, Milo, doit continuer à croire que sa mère est en vacances... Andrea souffre en silence à cause de la préférence du père pour Milo, malgré que les deux frères soient très liés...Un mélodrame d'une qualité telle que les mots ne peuvent décrire, un tableau psychologique peint par Comencini qui deviendra l'un des peintres les plus sensibles de l'enfance... Fallait me voir avec tous mes mouchoirs à la fin du film.

27.12.2006

Stalker - 1979

d'Andrei Tarkovski
 
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Contexte: Les américains ont Kubrick, les japonais Kurosawa et les russes ont Tarkovski. Tarkovski est l'un des rares réalisateurs à avoir compris la profondeur artistique, philosophique et même poétique du cinéma. Et quand ces trois champs sont réunis ça nous donne un résultat communément appelé Stalker... Après le visionnage de ce film j'avais le cerveau en compote à vouloir déchiffrer tous les symbloes et foutus sens cachés de chaque scène. Et pendant 2h40 ça donne des nausées, sinon le film est lent, très lent, même à vous faire pendre la langue. Personnellement je trouve que c'est un des plus grands films de tout les temps mais je ne vous garantis pas que vous allez aimer surtout qu'on a l'impression que Tarkovski était défoncé en faisant ce film...
 
Contenu: A une époque inconnue, quelque part dans un monde où désolation est maître mot, il existait une "Zone" qui aurait été touchée par une météorite ou une explosion nucléaire ( une vision de Tchernobyl 20 ans auparavant??? ) Cette "Zone" est vivante d'après certains et ne se conforme qu'à sa propre logique... Dans cette zone il existe une "Chambre" qui permettrait de réaliser n'importe quel voeu. Cette zone est interdite d'accès par le gouvernement totalitaire (vous vous rappelez du communisme? URSS? le marteau? la serpe?). Bref un monde plus ou moins étrange où les hommes ont perdu foi en la société... Pour passer cette "Zone", un écrivain et un professeur (disons plûtot un esprit imaginatif, littéraire et un esprit cartésien,scientifique) engagent un "Stalker" (les stalkers étant les seules personnes capables de passer cette "Zone" on pourrait les comparer à des esprits neutres, innocents). Des dialogues profonds, des plans verdoyants, de la couleur, du noir et blanc, de la poésie, de la philosophie, une moralité, un mystère, une analyse, des critiques, des questions... Un film très cérebral, tout simplement de l'art.

26.12.2006

Nobody Knows - 2004

de Hirokazu Kore-Eda
 
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Contexte: Un sujet épineux ne peut toujours être traité avec objectivité, et c'est là tout l'exploit de Kore-Eda qui nous livre une version nippone de "Remi sans famille". Le sujet est chaud, très chaud même et pour cause Kore-Eda s'est inspiré d'un fait divers connu par "l'affaire des quatre enfants abandonnés de Nishi-Sugamo". Une affaire qui a secoué tout le Japon en 1988, et pis encore c'est devenu un vrai phénomène de société. Ces enfants livrés à eux même... A qui en incombe la faute? Bravo aussi au jeune Yagira Yuya qui a remporté le prix de l'interprétation masculine à Cannes.
 
Contenu: Quatre enfants, tous de pères différents et de la même mère, sont livrés à eux même au coeur de Tokyo. Les évènements s'enchainent avec légèreté malgrè le ressort dramatique de l'histoire. Le point fort du film restera les acteurs qui en sont tous à leur premier rôle au cinema, et c'est peut être là que se fait la différence avec les films du même genre. Toute cette spontanéité apporte la dose de réalisme dont a besoin ce genre de travail. Le second très bon point est que Kore-Eda nous a gratifé d'une mise en scène magistrale, passant d'une bouche qui sourit à une main qui tremble et d'un pied qui trébuche à des yeux en larmes. Mise en scène très poétique et vraie. Si ce film ne vous fait aucun effet alors changez de coeur.

25.12.2006

Dernier film en date

 Réalisé par un anonyme

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Contexte: Un vrai chef d'oeuvre réalisé par un anonyme et interprêté par des acteurs anonymes. Comble de l'anonymité, on nous rapporte que tout ce beau monde préfère rester anonyme.

Contenu: Ce contenu a été jugé comme contenant un contenu illicite par son propre propriétaire qui préfère lui aussi rester anonyme.

24.12.2006

No man's land - 2001

de Danis Tanovic
 
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Contexte: La guerre est un des sujets phares de ce blog. Je vous propose donc un des meilleurs films du nouveau siècle... On a du mal à croire que Danis Tanovic, le réalisateur, présente là son premier long métrage. Et là coup de maître. Primé à cannes pour son scénario, ce petit bijou gagne plusieurs autres prix (don't l'oscar du film étranger). En amateur de cinéma que je suis , je n'ai jamais été aussi inerte à la fin d'un film...
 
Contenu: Deux soldats, l'un bosniaque et l'autre serbe se retrouvent isolés entre les lignes de front ('no man's land'). Tout le film se passe dans cette tranchée, où Tanovic expose sa vision de l'absurdité de la guerre... On pourrait être non convaincu de la prestation de certains acteurs, mais l'ensemble est fourni de manière très homogène. Le goût d'inachevé sur lequel le film se termine est tellement bon que je dirais indispensable.

22.12.2006

Vol au dessus d'un nid de coucou - 1975

de Milos Forman
 
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Contexte: Que dire d'un film que donne à son réalisateur une notoriété mondiale? Vol au dessus d'un nid de coucou a collé l'étiquette de "réalisateur tchèque surdoué" à Milos Forman. Au passage ce film a raflé la mise aux oscars avec pas moins de cinq consécrations. Milos Forman se retrouve donc après ses tendances de "Nouvelle Vague" sur une autre plage de dimension internationale. Je ne peux non plus passer sous silence la performance de l'un des plus grands acteurs j'ai nommé Jack Nicholson auteur d'une performance le moins que l'on puisse dire époustouflante.
 
Contenu: Le film est une tirade à la joie de quelques patients dans un hôpital psychiatrique. On se prend vite d'amitié avec ces patients tout en suivant les rebellions successives de McMurphy (Jack Nicholson) face aux méthodes musclées des infirmiers et infirmières. A suivre aussi un Danny de Vito des plus marrants...

Ali Zaoua - 2000

 
de Nabil Ayouch
 
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Contexte: Un peu de cinéma arabe, avec un des rares films qui m'ait ému. Nabil Ayouch utilise ce clash entre la réalité et la fiction pour conter une histoire où rêve et misère se donnent la part belle. A la fin de ce film je n'avais qu'une seule question "que sont devenus ces garçons???", ces garçons dont les visages pouvait tout exprimer, de la joie jubilatoire au dégoût le plus total. Un chef d'ouvre à voir de toute urgence et je pèse mes mots.

Contenu: Ali est un garçon des rues qui rêve de devenir marin pour aller à son île aux deux soleils et celà pour avoir tout ce qu'un homme normal devrait avoir: fonder un foyer. Ali rassemble les éléments nécessaires pour réaliser son rêve mais un incident avec la bande de Dib (interprété par l'excellent Said Taghmaoui le seul acteur professionnel du film) vient alors remettre le projet de Ali au statut de projet.

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